La SNIM a mauvaise mine

Un sale temps souffle sur le fleuron de notre  industrie minière, la Snim, qui selon des sources internes a l’entreprise  aurait été  amendé  par l’un de ses clients étrangers a la suite dit on d’une livraison de produits dont la teneur en fer  serait jugée  non conforme  aux spécifications convenues .  

Cette nouvelle tombe mal , au moment ou notre géant minier  plombé  par la  mauvaise  conjoncture     se trouve  confronté a de nombreux défis dont on peut citer entre autres la pression des coûts de base dus a une diminution de la qualité et une augmentation des coûts d’ investissement  et l’optimisation des mines existantes.

  On le savait déjà, Depuis 2015 la snim  a mauvaise mine et essuie le plus discrètement possible les plâtres d’une conjoncture beaucoup moins resplendissante qu’elle paraissait dans les projections financières de ses dirigeants lors du lancement du projet guelb2 et du fameux programme baptisé   Nouhoud.En effet,  Faute d’avoir  été en mesure de tenir les calendriers des travaux de construction du guelb2, ni d’ailleurs de définir les orientations stratégiques propices à la gestion durable de la ressource minière qui devait  profiter  a l’entreprise avant  un  retournement de conjoncture, la snim  se trouve actuellement engluée  dans d’inextricables problèmes d’endettement .  selon certaines indiscrétions,  La production annuelle du projet guelb 2  plafonne à  présent a 2 millions de tonnes par an,  au lieu des 4 millions de tonnes initialement projetées et avec un coût de production du reste  élevé 39  dollars la tonne et des prix a l’export relativement bas , l’entreprise est dans une mauvaise  posture financière   et  si la crise du fer  perdurait, la survie du projet   serait dangereusement compromise. Conçu pour être financé  a hauteur de 400 millions,   Le projet Guelb 2 a été exécuté a plus de 115% de son coût initial soit 930 millions de dollars et avec  plus de 2 ans de retard par rapport au calendrier initial. Or, Il est admis  que  Lorsque les délais de réalisation ne sont pas respectés, les coûts d’investissement augmentent inévitablement et comme  le cours du fer  a plongé  ,   alors la société s’est  retrouvée   avec un retour minoré sur investissement. Le constat est donc sans appel: les projets de la snim ont été exécutés   tardivement et la déprime du marche minier  depuis 2015  fait que  l’entreprise  peine toujours  à résorber  ses pertes abyssales. En donnant son aval à l’équipe aux manettes  de financer le projet guelb2 , jamais le conseil d’administration de la snim  n’aurait  pu prévoir  un tel scénario. Au bout du compte, l’entreprise  est encore  loin,  des retombées économiques de ce grand projet inauguré  en grande pompe et  qui sent encore les parfums enivrants de l’autosatisfaction  et du triomphalisme de l’ex  ADG de la Snim. En débarquant a la SNIM, l’ ADG sortant, Monsieur Ahmed salem Bechir a trouvé que  la Société  affichait   une structure de coût  ne lui permettant plus de générer des profits durant les années à venir et sa production tournait au ralenti.  Il s’est employé  rapidement a la sanctuariser  , en commençant   d’abord par  renégocier  sa dette avec sa banque conseil, Lazard frères, après que  l’assureur français à l’export, Coface, ait décidé de  ne plus  couvrir  ses  nouveaux contrats,  Suite  au  transfert de cette dernière de ses comptes ouverts dans les banques étrangères vers la Banque Centrale  (BCM). Ensuite, il s’est attelé  a raboter les coûts  et booster la production pour résorber  les pertes accumulées au cours des exercices  antérieurs .  Globalement, On peut dire sans exagérer que n’eut été la déprime du marché l’entreprise serait actuellement sur de bons rails.  Déjà en 2017 , l’on se souvient aussi, que les délégués  du personnel qui menaçaient de procéder a un débrayage si leur plate forme de revendication n’est pas satisfaite ont dit se rétracter quand ils se sont rendus a l’évidence que l’entreprise n’a pas affiché  de bénéfice a la clôture de l’exercice. Aussi, Les analystes estiment  que l’année 2018  serait  marquée par une   performance mitigée  pour l’industrie minière mauritanienne , avec le prix des matières premières en vrac qui a continué de grimper, après avoir connu des cours bas en 2016 et 2017, alors que la diminution des coûts et les difficultés liées à la production ont provoqué un affaiblissement des résultats opérationnels. Le problème, c’est que quand la Snim est malade, les finances publiques de  l’État  souffrent aussi .Certes,    L’entreprise peine depuis mai  dernier a payer ses redevances fiscales a l’Etat. D’ailleurs, les autorités  publiques tendent a  faire amende honorable tant au niveau des recettes fiscales que des dividendes en exemptant la snim du paiement des redevances fiscales au cours de l’exercice 2019,   tandis que son personnel  ne sait plus a quel saint se vouer . Une chose est sure,  la SNIM  paie aujourd’hui  chère ses erreurs de gestion et sa frénésie dépensière au cours des années fastes 2009- 2014. 

Fall Mohamed

 

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